Notre voyage vers le sud fut épique!
La journée a commencé à 6h... une navette en piteux état est venue nous chercher à 6h30 pour nous amener à l'arrêt de bus. Après avoir fait le tour de la ville pour récupérer tous les passagers dans chaque hôtel, nous sommes enfin arrivés au bus à 7h30.
Départ quasi à l'heure, karaoké à fond pour le plus grand plaisir d'Olivier (...le karaoké cambodgien, c'est quelquechose!), sièges presque confortables... roulez jeunesse!... jusqu'à LA PANNE: le bus s'arrête, le chauffeur descend, s'improvise mécanicien avec sa pince, et après quelques minutes, tout le monde remonte et c'est reparti... à 30km/h!!!
En dépit de cause, le chauffeur se gare sur le bas-côté, et naturellement, sans raler, les passagers, conscients du fait qu'on en aurait bien pour 2h, s'installent dans l'herbe, tranquilles... effectivement, on a bien dû attendre 2h avant qu'un autre bus vienne nous chercher.
Le reste du trajet jusqu'à Phnom Penh s'est déroulé sans encombres.
Arrivés à 16h, nous voilà partis en quête d'un share-taxi, c'est-à-dire un taxi à partager pour nous rendre à Kampot, plus au sud. Or, la notion de partage est assez large au Cambodge et nous nous sommes retrouvés à 8 dans une simple voiture: 4 à l'avant, 4 à l'arrière, le conducteur partageant généreusement son siège avec un passager, le tout à fond de ballon, au crépuscule sans phare puis de nuit... bref, 2h30 de pure folie, rythmés par les coups de klaxon intempestifs pour écarter de notre chemin mobylettes, poules, vélos et chiens et par les petits cris de peur que je n'ai pu m'empêcher de laisser échapper... Non, vraiment, c'était flippant de voir le conducteur se contorsionner pour atteindre les pédales et essayer de rester maître de son véhicule...
Une fois sains et saufs à Kampot vers 19h, il ne nous restait plus qu'à trouver un endroit pour dormir... mission habituellement toute simple mais qui s'est révélée assez fastidieuse ce jour-là car - "comme par hasard" - tout était COMPLET! Grrrrrr! Pas de panique, nous finissons par trouver une chambre un peu miteuse et surtout avec plein de fissures dans les murs pour laisser passer plein de vilaines bebêtes et des moustiques... mais bon, la gérante nous promet une chambre beaucoup mieux pour le lendemain, alors nous acceptons... et nous nous endormons... QUELLE JOURNEE!!!
Le lendemain, nous avons commencé la journée par un énorme petit déjeuner continental... hmmm, ça change du fried rice! Et ça fait tellement du bien!
Après un tour dans la ville, nous avons loué un scooter pour la journée: à nous la liberté! Libre d'aller où on veut, de s'arrêter quand on veut, de se perdre, quel bonheur! Il est vrai qu'il est assez difficile de se déplacer sans tuktuk ou motodop au Cambodge compte tenu de l'état de la circulation dans les villes, de la rareté de la signalisation dans les campagnes ou encore de la présence de mines ici et là. Et puis, ça fait marcher le commerce dans un pays qui a vivement besoin de nos dollars...
Bref, toujours est-il que nous avons vraiment apprécié cette escapade à travers les rizières qui nous a conduit jusqu'aux cascades de Tek Chhou où nous avons pu faire trempette avec les Cambodgiens. Au soleil couchant, nous avons visité deux villages de pêcheurs, superbes.