L'idée était la suivante: dormir au maximum dans le bus et aller finir la nuit sur la plage en arrivant à 4h20 du matin, pour ensuite assister au lever du soleil... Notre plan est tombé à l'eau (c'est le cas de le dire) car il tombait des trombes et que nous avons dû planter la tente en 4ème vitesse dans un camping que nous avons trouvé par chance.
Le lendemain, temps couvert, averses... Amélie nous fait une petite dépression, mais tout est oublié lorsqu'elle goûte à une succulente noix de coco fraîchement tombée de l'arbre et ouverte par son Robinson. Encore marché une dizaine de bornes le long de la plage et visite de Mission Beach, très mignon. Nous avons pu constaté les dommages du cyclone Larry qui a ravagé la région au mois de mars dernier: arbres arrachés, cocotiers couchés et temps moisi.
Le soir, nous avons rencontré un couple de Français, Philippe et Poppie, qu'on avait quasiment déjà vu à Melbourne (amis communs, même soirées, bref, le monde est petit, surtout en Australie!). Petit cocktail bien sympathique au pub du coin et au dodo.
Le lendemain, départ pour la Rainforest à la recherche des cassoars, gros oiseaux de l'ère préhistorique s'apparentant aux émeus. Espèce menacée, ils sont très difficiles à voir. Les femelles mesurent jusqu'à 1,80m et les mâles, plus petits, incubent les oeufs et élèvent les petits.
Poppie et Philippe nous épargne 10 bornes à pied en nous déposant à l'entrée du parc national. Bon vent et good luck pour la suite! Peut-être à bientôt sur les routes de France ou d'ailleurs : )
Nous avons fait une très belle ballade, même si nous n'avons pas vu l'ombre d'un cassoar. La végétation des forêts tropicales est luxuriante. Il faisait très chaud et humide, bref, les tropiques!
L'après-midi, nous avons profité d'une petite éclaircie pour nous baigner. A peine sortis de l'eau, nous avons vu un dauphin, c'était si beau : )
Le 16 juillet, le temps était censé s'améliorer et nous voulions passer encore une journée à Mission Beach, avant de nous diriger vers Cairns.
Au petit matin, on ouvre la tente, et là, c'est la consternation: il pleut, le ciel est couvert de gros nuages noirs... on décide de tailler la route. On défait la tente sous la pluie, on la sèche comme on peut dans l'abri-cuisine, on range nos sacs à l'arrache pour prendre le bus de 10h50... qui n'est arrivé qu'à 12h20!!!